Une étiquette non conforme, et c'est un refus en rayon — voire un rappel produit. En Europe, l'étiquetage des denrées est cadré par le règlement INCO (UE) n° 1169/2011, applicable depuis le 13 décembre 2014. Voici les 7 mentions à ne surtout pas rater sur une boisson.

← Retour au blog

Quelles sont les mentions obligatoires sur une boisson ?

Le règlement INCO impose un socle de mentions. Sur une boisson, les 7 points qui font le plus souvent refuser un produit sont :

  1. La dénomination de vente : ce que le produit est réellement (une « boisson aromatisée » n'est pas un « jus »). Une dénomination fausse est un motif de blocage immédiat.
  2. La liste des ingrédients avec les allergènes mis en évidence : les allergènes doivent ressortir clairement (gras, couleur ou style différent) du reste de la liste.
  3. La quantité nette : le volume (ex. 33 cl / 330 ml).
  4. La DDM (date de durabilité minimale) ou la DLC, accompagnée du numéro de lot (indispensable en cas de rappel).
  5. Le nom et l'adresse de l'exploitant responsable de la mise sur le marché.
  6. La déclaration nutritionnelle (valeurs pour 100 ml), obligatoire pour la plupart des boissons — avec des exemptions, notamment pour les boissons de plus de 1,2 % vol d'alcool.
  7. Le titre alcoométrique volumique si la boisson dépasse 1,2 % vol — à afficher dans le même champ visuel que la dénomination et la quantité nette.

Le piège n°1 : la lisibilité

On peut avoir toutes les bonnes mentions… et être refusé parce qu'elles sont illisibles. Le règlement impose une hauteur de caractère d'au moins 1,2 mm (mesurée sur le « x » minuscule), et des mentions indélébiles et faciles à repérer. Sur un petit format, ça se joue au millimètre — un piège classique quand on maquette une étiquette « au feeling ».

1,2 mm hauteur minimale des caractères pour les mentions obligatoires (INCO). En dessous, l'étiquette n'est pas conforme.

Allergènes : la mention qui coûte le plus cher

Les allergènes sont la première cause de rappel produit dans l'agroalimentaire. Sur une boisson, ils doivent figurer dans la liste des ingrédients et être mis en évidence par une typographie qui les distingue nettement. Oublier de signaler un sulfite, un dérivé de fruit à coque ou de soja, c'est s'exposer à un retrait immédiat.

Ce qu'il faut retenir

L'étiquetage n'est pas la dernière étape « cosmétique » d'un projet : c'est une condition d'entrée en rayon. Le bon réflexe est de faire valider ta maquette d'étiquette avant l'impression, par quelqu'un qui connaît l'INCO — ça évite un lot entier d'étiquettes à refaire.

Questions fréquentes

Quelles mentions sont obligatoires sur une bouteille de boisson ?

Dénomination de vente, liste des ingrédients avec allergènes mis en évidence, quantité nette, DDM/DLC + numéro de lot, nom et adresse de l'exploitant, déclaration nutritionnelle, et titre alcoométrique si la boisson dépasse 1,2 % vol.

Quelle taille de texte pour une étiquette conforme ?

Les mentions obligatoires doivent avoir une hauteur de caractère d'au moins 1,2 mm et être indélébiles et facilement lisibles.

Où doit figurer le degré d'alcool ?

Pour une boisson de plus de 1,2 % vol, le titre alcoométrique doit apparaître dans le même champ visuel que la dénomination et la quantité nette.

Sources : Règlement INCO 1169/2011 (Intertek) · Les mentions obligatoires INCO (Nutree) · Mentions obligatoires étiquette (EasyBeer)